La manière dont il la regarda, ne laissa rien présager de ses sentiments. Il la voulait, toute entière. Il en était maintenant sûr, il le savait. Et ça depuis longtemps. Par le froid violent d'octobre et dans la nuit qui enveloppait leur silhouette, la lune laissait découvrir des parcelles de son visage. Elle était belle, trop belle. Dailleurs il en avait peur. Elle tremblait, et lui continuait de la fixer. Elle aurait voulu faire quelque chose, un sourire, un simple regard, mais sa présence l'immobilisait totalement, la liquéfiait sur place. Une goutte de sueur froide parcoura son échine, et la fit frissoner. C'est à ce moment précis, que pris dans le grand manège des émotions, il se lança. Du bout de ses doigts, il effleura sa joue. Il s'attarda a dégager une mêche de son visage si crispé, puis l'embrassa sur le bout du nez. En un instant une explosion d'artifices la fit vibrer. Elle ne put s'empêcher de pouffer. Il lui rendit son fou rire, et emporté dans le partage de leur intimité et de leur maladresse, il l'embrassa. Cette fois-ci sur les lèvres. Un baiser si doux, si tendre, et si inattendu, mais tellement agréable. Un poids s'en était allé, ils le savaient.
A son tour, elle s'approcha, tellement près qu'il sentait son odeur, son haleine, sa présence. Elle effleura de ses lèvres le bout de son nez, puis descendit doucement vers ses lèvres, là elle attendit. La dernière preuve. Elle n'eut pas à faire le premier pas, il s'approcha et lui rendit un second baiser. Soudain
-PUTAAAAAAIN VAL LEVE TOI, MERDE TU VAS ETRE ENCORE EN RETARD
-PUTAIN C'EST BON TAGUEULE, JME LEVE, JME LEVE... Laisse moi rêver...merde.